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15 décembre 2025

Pourquoi ton prochain coup devrait être un podcast vidéo (même si t'arrives tard)

L'argument pour lancer un show vidéo maintenant, plus le setup simple qui le rend faisable.

9 min read

J’entends souvent « On arrive pas trop tard pour lancer un podcast vidéo ? » Réponse courte : non, et les avantages deviennent de plus en plus clairs. YouTube récompense discrètement les shows longs, les Shorts ramènent de nouveaux viewers vers les chaînes, et les feeds podcast restent grand ouverts pour ceux qui publient régulièrement. Si ton équipe a déjà des idées et une bonne alchimie, t’es peut-être à un weekend d’avoir un format qui marche sur toutes les plateformes.

C’est pas un pitch de vente. C’est l’argument simple de pourquoi vidéo-first vaut le coup maintenant, plus le setup minimum que j’utilise quand des potes me demandent de les aider à se lancer. Tu verras que c’est pas de la science spatiale.

Gens obtenant du trafic de YouTube en discutant de ça sur Reddit

Pourquoi vidéo-first gagne en 2025

  • YouTube est devenu l’app podcast du monde. Le temps de visionnage long-format continue à grimper, et l’algorithme kiffe les chaînes qui publient des épisodes et des Shorts depuis le même feed.
  • Les clips voyagent. Une idée forte de 45 secondes peut ramener des milliers de personnes vers une interview de 45 minutes : entonnoir d’acquisition gratuit sans ads payées.
  • La confiance est visuelle. Voir les visages et réactions garde les viewers à travers des réponses qu’ils auraient skip en audio seul.
  • Les sponsors et partenaires paient plus pour les placements vidéo et démos à l’écran. Même si t’es tout petit, avoir le format prêt rend ces conversations plus faciles.
  • Tu chopes du SEO deux fois : recherche YouTube + annuaires podcast traditionnels. La plupart des shows jouent que dans une lane ; toi tu peux avoir les deux.

Si tu attends, tu vas entrer dans une lane plus chargée plus tard.

Graphique disant que YouTube est l'application de podcast numéro un

Le format de départ « te prends pas la tête »

Les formats meurent quand ils dépendent de la chance. Choisis un truc que tu peux lancer 10 semaines d’affilée :

  • Deux chaises, une table, un sujet. Le reset prend cinq minutes ; personne reconstruit un set.
  • Durée fixe. Choisis 45 ou 60 minutes. La consistance aide pour les thumbnails et les attentes des viewers.
  • Trois beats : histoire → démo/exemple → leçon. Assez de structure pour éviter de divaguer, assez loose pour rester humain.
  • Épisode de backup : Quand un invité cancel, enregistre un « mailbag » ou « postgame » pour que le feed reste jamais noir.

Le plus petit kit qui a l’air sérieux

T’as pas besoin d’un camion, juste du matos que tu peux setup vite et démonter sans chercher des adaptateurs.

  • Audio : Deux micros dynamiques (SM58, PodMic, MV7) sur bras vers une interface deux canaux ou Zoom P4/Rodecaster. Sample rate 48 kHz pour que footage et audio restent synchro plus tard.
  • Vidéo : Deux boîtiers mirrorless (A6400/XS10/ZV-E10) sur trépieds. Frame des singles sur chaque speaker ; ajoute un wide que si t’as déjà une troisième caméra.
  • Lumière : Key light douce par présentateur plus une pratique ou fill cheap. Matche le skin tone entre les angles.
  • Monitoring : Casques fermés pour les deux personnes, et un petit moniteur HDMI pour que tu puisses voir le framing sans te lever.
  • Backups : Enregistre des ISOs sur SD dans chaque caméra et vers l’interface/enregistreur. La redondance est moins chère que les reshoots.

Étiquette chaque câble. Monte un « sac go-bag » avec des cartes fraîches, batteries chargées, gaffer tape et un marqueur.

Trois cameramen, Finnish Broadcasting Company Yle

Rends la pièce facile à écouter

Le montage peut pas réparer une clim bruyante ou un bureau réfléchissant. Passe 20 minutes à dompter l’espace avant d’appuyer sur rec.

  • Vire les ventilos, frigos et clim si tu peux. Sinon, rapproche les micros et oriente-les loin des sources de bruit.
  • Balance un tapis sous la table et des couvertures sur les murs réfléchissants qui font face à tes micros.
  • Garde les laptops hors de la table ou utilise une deuxième surface pour que la vibration voyage pas dans les bras.
  • Demande à tout le monde de porter des tissus silencieux et retire les bijoux qui cliquent. Ça compte plus qu’un preamp cher.

Fais une capture de room tone de 30 secondes. Tu l’utiliseras plus tard pour lisser les edits et apprendre à ta noise reduction à quoi ressemble le « silence ».

Un preflight check qui garde les choses calmes

Sur les tournages vidéo, les désastres sont chiants : batteries mortes, micros qui clippent, cartes manquantes. Un quick preflight vire la plupart de ce stress de la table.

  • Formate les cartes SD et nomme le dossier de session avant que les invités arrivent (show-2025-02-20-guest-name).
  • Balance des blancs et matche l’expo sur les deux caméras. Évite tout auto-mode sauf si tu fais confiance à comment ça se comporte en plein geste.
  • Règle les niveaux pour que les peaks tombent autour de -12 dB. Si quelqu’un rit fort, recule-le ou bouge le micro d’un pouce.
  • Clap une fois devant toutes les caméras pour te donner un sync spike. Même si tu utilises timecode, le spike est une assurance.
  • Démarre tous les enregistreurs, puis lance le backup (screen record, audio ISO) après. Dis la date et titre de l’épisode à voix haute : ça aide en post.

Un homme assis à un bureau devant des microphones, lisant des notes et tournant un bouton

Flow présentateur qui garde les viewers à l’écran

On voit les mêmes habitudes on-camera qui rendent les edits douloureux. Entraîne les présentateurs à :

  • Se regarder entre eux, pas les monitors. Les regards caméra sont ok quand c’est intentionnel.
  • Pauser avant de répondre. Ce beat te sauve de jump cuts écrasés plus tard.
  • Utiliser des signaux de main quand ils veulent sauter dedans, pour qu’ils créent pas du crosstalk inutilisable.
  • Tenir les props immobiles quand ils les utilisent pas. Le micro va entendre chaque tap et slide.

Enregistre un « cold open de pratique » de 5 minutes avant la vraie take. Ça réchauffe la pièce et te donne un cushion de B-roll si une intro tombe à plat.

Plan de montage qui prouve que c’est faisable

Si tu connais la carte de montage, l’ingestion est calme et rapide. Voici comment on prépare :

  • Dossiers : 01-camera-a, 02-camera-b, 03-audio, 04-assets (gfx/music), 05-exports. Balance un README.txt avec le format pour que ton toi futur se rappelle.
  • Sync : Utilise le clap spike pour synchro dans Premiere, puis flatten vers un clip multicam. Si tu veux un départ plus rapide, laisse WizCut gérer l’angle switching et cracher un XML.
  • Règles de cut : Reste sur le speaker pour la clarté ; cut vers la réaction que quand ça ajoute du contexte. Évite les cuts rapides pendant les réponses sérieuses : laisse le contenu respirer.
  • Audio polish : High-pass à 80 Hz, noise reduction light, compression douce (3:1). Garde les deux speakers à 1–2 dB l’un de l’autre pour que le viewer ait jamais à toucher le volume.
  • Subtitles : Burnt-in subs sur les clips sociaux, pas l’épisode complet. Les full captions vivent avec l’épisode sur YouTube et RSS.

Une timeline automatiquement générée par WizCut montrant des pistes vidéo et audio multicam WizCut : Timeline multicam générée automatiquement

Chemin de publication qui maximise l’upside

Trouve les viewers là où ils traînent, mais évite de sur-promettre. Notre stack par défaut :

  • Épisode complet sur YouTube (vidéo-first) et RSS (audio-first). Même titre, thumbnails adaptées.
  • Trois à cinq clips verticaux pour Shorts/Reels/TikTok, chacun avec une idée et burnt-in subs.
  • Un post LinkedIn/X avec une note behind-the-scenes sur ce que t’as appris en faisant l’épisode.
  • Un blurb newsletter court linkant vers YouTube et RSS, plus une frame du tournage.

Garde les descriptions simples : de quoi parle l’épisode, qui est dedans, et une raison claire de regarder. Skip le clickbait ; la consistance bat les spikes.

Capture d'écran d'analytiques YouTube montrant les métriques de performance

Mesure le momentum avec des métriques chiantes et utiles

T’as pas besoin d’un mur de dashboards. Track quelques signaux par épisode :

  • YouTube : click-through rate dans les premières 48 heures, durée de visionnage moyenne et pourcentage visionné. Si le CTR est mauvais, les thumbnails ou titres ont besoin de travail ; si la durée chute au même endroit, coupe ce segment la prochaine fois.
  • RSS : downloads en 7 jours et taux de completion. Si la completion est basse, serre les intros et vire les longs midrolls.
  • Clips : taux de save et shares comptent plus que les vues raw. Si les gens save, l’idée a landed.
  • Workflow : setup time, edit time, export time. Si le setup prend plus que l’épisode, simplifie la pièce.

Écris une rétro de 5 lignes après chaque publication : une chose à garder, une à abandonner, une expérience pour la prochaine fois, un fix technique, un invité que tu veux.

Où WizCut s’intègre

WizCut gère le multicam switching pour que tu puisses publier plus vite sans perdre le groove. Des inputs propres le font briller : room tone prévisible, turns clairs et un clap spike pour locker la sync. Une fois que ton footage est dans le multicam, laisse WizCut conduire les angle switches, puis passe ton énergie sur les story beats et le pacing au lieu du camera switching robotique. C’est un raccourci pour aller de « on devrait lancer un video pod » à un épisode sur YouTube sans vivre dans la timeline.

Une checklist de lancement calme

Avant d’enregistrer l’épisode un, ça aide de passer par ça :

  • Choisis un format et durée répétables.
  • Assemble le plus petit kit qui rentre dans ta pièce.
  • Traite la pièce : tapis, couvertures, ventilos silencieux, micros proches.
  • Lance la checklist preflight et clap pour sync.
  • Enregistre un cold open de pratique pour s’échauffer.
  • Ingestion avec dossiers, sync une fois, laisse WizCut gérer les angles.
  • Publie dans deux endroits où les gens regardent vraiment, puis poste des clips là où ils scrollent déjà.
  • Rétro en cinq lignes. Ajuste une chose à la fois.

Le lancement a pas besoin de feux d’artifice. Il a besoin d’un flow répétable qui te garde en train de publier. Si tu bloques, envoie-moi un DM avec la photo de ta pièce et ta liste de matos : je t’enverrai volontiers une simple carte pour ta prochaine session.